Un rendez-vous pour s’informer, échanger et se rencontrer
Depuis octobre 2010, Accès Universel organise des conférences-débats mensuelles dans l’illustre Maison de Victor Hugo place des Vosges à Paris.
Le principe
Un expert français ou étranger est invité à intervenir sur son domaine de compétences ; il analyse, échange avec vous et envisage les recours et les pistes possibles pour organiser des actions concrètes dans les divers champs de l’accessibilité universelle.
Objectif
Ces rencontres sont l’occasion d’informer et de sensibiliser le public pour améliorer la connaissance du principe d’accessibilité universelle. Il s’agit de mettre en exergue des initiatives, des actions, des politiques, des innovations ainsi que des découvertes scientifiques qui jouent un rôle important en faveur de la promotion et de la progression de l’accessibilité en France et dans le monde.
Il s’agit aussi de favoriser les échanges entre acteurs nationaux et internationaux et de mettre en lumière les bonnes pratiques en matière d’accessibilité pour tous et de conception universelle.
Accès Universel vous donne rendez-vous les premiers lundis du mois à la Maison de Victor Hugo* (6, place des Vosges – 75004 Paris) pour échanger autour de thématiques concrètes qui font l’actualité.
*La Maison de Victor Hugo est le premier musée de la Ville de Paris à obtenir 2 labels Tourisme et Handicap. Son engagement en faveur de l’accueil des personnes handicapées et de l’accessibilité aux œuvres d’art a été récompensé en 2007, avec l’obtention du label Tourisme et Handicap moteur.
Plus récemment, la Maison de Victor Hugo a officiellement reçu le label auditif en mars 2010 à l’Hôtel de Ville de Paris. Des travaux sont en cours pour améliorer l’accessibilité du musée aux personnes atteintes d’un handicap mental.
En plus des moyens techniques (ascenseur, places de parking handicapé, boucles inductives, audiophones, visioguides, texte en braille), l’ensemble du personnel du musée s’est mobilisé : des agents référents en langues des signes peuvent diriger le public mal entendant et, de façon générale, accueillir un large public handicapé au sein du musée.
Première conférence en octobre 2010
La première conférence-débat des Lundis de l’accessibilité a fait honneur au Canada lundi 4 octobre 2010. Elle a permis de mettre en lumière la découverte récente d’un gène de susceptibilité à la schizophrénie.
En effet, cette conférence a accueilli le Docteur Guy Rouleau, professeur à l’Université de Montréal, Directeur du Centre de recherche du CHU Sainte-Justine et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en génétique du système nerveux.
A l’occasion de la publication de l’étude «De novo mutations in the gene encoding the synaptic scaffolding protein SHANK3 in patients ascertained for schizophrenia » le 12 avril 2010 dans la revue scientifique américaine Proceedings of the National Academy of Science et dont il fut l’auteur principal, Guy Rouleau a accepté de faire le déplacement à Paris pour nous présenter la génétique de la schizophrénie et faire le point sur les recherches menées à Montréal sur ce thème.
Cette étude internationale menée par des chercheurs canadiens et réalisée avec la collaboration de plusieurs institutions, dont la Harvard Medical School, l’Université Mc Gill et l’Université Paris Descartes, donne à penser que des mutations génétiques sur le gène SHANK3 pourraient prédisposer certaines personnes à la schizophrénie.
« Frapper n’est pas aimer, non à la violence »
La seconde conférence s’est tenue lundi 13 décembre 2010 en présence de Femmes pour le Dire, Femmes pour Agir, association fondée en 2003 qui lutte contre les discriminations à l’encontre des femmes en situation de handicap et plus particulièrement contre la double discrimination : être femme et être handicapée.
Cette soirée fut consacrée à une réflexion autour du thème « FRAPPER N’EST PAS AIMER, NON A LA VIOLENCE» dans le cadre de la lutte contre les violences faites aux femmes, grande cause nationale 2010, en présence de la Présidente de l’association, Madame Maudy Piot.
L’occasion d’accueillir Sophie de la Rochefoucauld pour la lecture d’un texte de Christine Reverho et Dominique Laporte autour d’un texte de Victor Hugo. S’en est suivie une table-ronde animée par Viviane Monnier, Directrice de la Halte (aide aux femmes battues, Paris), à laquelle ont participé Laura Granny, auteure de Je jette ma baleine à la mer, Claire Merlin, auteure de Ma famille est un poème et Anne-Sarah Kertudo, auteure de Est-ce que l’on entend la mer à Paris ?
Ces femmes handicapées ont pu ainsi témoigner de la violence conjugale, du harcèlement dans le cadre professionnel et de la violence envers les personnes sourdes.
« Grenoble, sur le chemin de l’accessibilité »
La troisième conférence fut organisée le 14 mars dernier et a accueilli Stéphane Gemmani, Conseiller municipal délégué à l’Accessibilité et à la préconisation sociale de la Mairie de Grenoble.
Monsieur Gemmani a présenté les actions entreprises en faveur de l’accessibilité, ainsi que celles en cours de réalisation menées par la ville de Grenoble et ses partenaires dans les domaines de l’urbanisme, de l’emploi et de l’éducation. L’occasion de mettre en avant des bonnes pratiques ingénieuses et reproductibles sur différents territoires.
Optimisation des espaces urbains, qualité environnementale et mise en accessibilité des espaces de travail sont autant de sujets qui furent abordés lors de cette rencontre.
Conférence-débat sur l’accessibilité de l’enseignement en France le 30 mai dernier
La salle était comble le 30 mai au soir pour accueillir Mme Soraya Kompany, architecte-urbaniste, M. Jean-Marie Schléret, Président de l’Observatoire national de la sécurité et de l’accessibilité des établissements d’enseignement et Mme Isabelle Fontanet, Architecte DPLG – Ingénieur en Chef, Chef du service Patrimoine du Conseil général des Hauts de Seine.
A l’occasion de la parution de son ouvrage « L’accessibilité des établissements d’enseignement aux personnes handicapées. », Soraya Kompany nous a fait partager sa vision d’un système éducatif accessible à tous les publics, quel que soient leur âge ou leurs besoins spécifiques.
Plusieurs questions stratégiques ont été soulevées lors de cette conférence et, notamment, la mise en place d’outils méthodologiques et opérationnels qui faciliteraient la mise en accessibilité du cadre bâti et l’accès au savoir des différentes catégories de personnes handicapées avant l’échéance française du 1er janvier 2015.
Un débat qui a suscité beaucoup d’enthousiasme et d’interrogations, et qui a trouvé une résonance toute particulière dans la demeure de Victor Hugo qui, dans un discours mémorable devant l’Assemblée nationale en 1848, défendit avec fougue et vigueur le rôle essentiel de l’éducation dans la recherche du savoir.
Conférence-débat « Handicap-Emploi » avec un acteur majeur du secteur : l’UNIRH
Comment passer de la notion d’assistance au principe d’inclusion sociale et professionnelle? Il s’agit de la principale question posée lors de cette conférence-débat qui a accueilli l’UNIRH, organisme de regroupement des 4 Cap Emploi d’Ile de France.
Le contexte légal français fixe le taux d’emploi des personnes handicapées à 6% dans les entreprises de moins de 20 salariés.
François Auge, Responsable du service METH (Mission Emploi Travailleurs Handicapés) à l’UNIRH 75 est venu présenter les actions mises en œuvre pour l’accompagnement des personnes dans leur parcours d’insertion professionnelle (définition d’un projet professionnel, formation, positionnement) et des établissements publics et privés dans leur obligation légale d’emploi de personnes aux besoins spécifiques.


